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La principale application électrique de la technologie
ultrasonique est la détection des effets corona, et des micro-amorçages,
phénomènes qui se manifestent dans les installations électriques haute tension
et qui peuvent être regroupés sous le terme de « décharges
partielles ».
Principe :
Lorsque
l'on porte un conducteur à un potentiel suffisamment
élevé, le champ électrique à son voisinage peut devenir suffisamment intense
pour provoquer l’ionisation des molécules d’air. Les ions ainsi formés sont
alors entraînés par la force électrostatique et tendent à se déplacer le long
des lignes de champ, il existe donc un faible courant qui passe de l’atmosphère
vers le conducteur. Les décharges partielles, que
l’ont peut entendre à l’oreille, peuvent provenir de ces effets et signalent
une évolution avancée du défaut.
Les effets corona sont générés par des éléments sous tension
possédants des angles aigus.
On peut également retrouver ces effets dans de micro bulles
d’air entre les conducteurs et leurs isolants et notamment sur les têtes de
câble.
Dommages engendrés :
La recombinaison chimique des molécules d’air subissant
l’effet corona donne naissance à des produits chimiques hautement agressifs
pour le conducteur.
Le résultat de l’ionisation est la formation de :
·
O3 (l’ozone est utilisé pour des traitements
de surface)
·
Nox (dérivés nitré)
·
HNO2, HNO3 (Salpêtre, Poudre blanche composée
d’acide nitrique)
·
NH4NO3 (Dérivé d’ammoniac)
·
Agression UV.
Ces produits dégradent lentement les matériaux et si rien
n’est fait, ils peuvent entraîner leur destruction.
Lorsqu’une couche de poussière conductrice se dépose sur un
élément isolant, des micro-arcs électriques peuvent commencer à cheminer le
long de sa surface
Souvent ces phénomènes, mal
assimilés par les fabricants et les installateurs, ne sont pas identifiés comme la source des défauts.
Il serait possible de localiser
les effets corona à l’aide d’une caméra détectant les ultraviolets mais ce type
de caméra est extrêmement cher et les cellules haute tension sont souvent
fermées (leur ouverture nécessite une mise hors tension des installations ce
qui rend le défaut invisible). De plus les défauts internes aux isolateurs ne
pourraient pas être détectés.
Le cheminement des effets corona, les décharges partielles,
produisent des ultrasons au point d’émission. On peut repérer rapidement ces
décharges électriques en balayant la zone avec le détecteur ultrasonique. Le
signal entendu est comme un son de friture ou de bourdonnement, signal qui
augmente à mesure que l’on approche le détecteur de la source.
L’inspection par ultrasons nécessite que les appareils
soient sous tension mais ils ne doivent pas être nécessairement en charge comme
dans le cas de la thermographie infrarouge.
Système d’inspection ultrasonique
détectant les fréquences entre 20KHz et 100KHz ; celles-ci sont converties
en fréquences audibles 50Hz à 3KHz. Deux indicateurs sont utilisés : un
microcasque isolé contre les bruits et un compteur de sortie. Un réglage en
modulation de fréquence permet d’obtenir une réponse extrêmement étroite. Plus
d'infos...
Toutes les installations
électriques Haute Tension sont concernées par les décharges partielles :
cellules HT (sectionneurs, disjoncteurs), transformateurs, isolateurs, jeux de
barres.
Les décharges partielles ont causé de nombreuses casses
d’équipements électriques :
Un contrôle par ultrason permet de détecter les défauts
avant la destruction des appareils et permet ainsi des économies considérables
en évitant le remplacement des appareils détériorés et les pertes
d’exploitations importantes engendrées par les pannes (les installations haute
tension sont en amont du circuit électrique, leur mise hors service peut
paralyser l’ensemble de l’usine).
Le contrôle par ultrasons complète l’examen thermographique,
notamment au niveau des cellules haute tension qui sont rarement équipées
d’hublots infrarouge.
La prestation est amortie dès
le premier défaut détecté dans une cellule 20kV fermée.
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